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jeudi 11 septembre 2025 15:50
Vladimir Petković, sélectionneur de l’équipe d’Algérie depuis un peu plus de dix-huit mois, se trouve aujourd’hui sous forte pression. Malgré une qualification presque acquise pour la Coupe du monde 2026 et un bilan chiffré honorable, les critiques fusent tant de la part des médias que des supporters.
Des résultats indiscutables… mais insuffisants
Sous Petković, les Verts ont rempli les objectifs formels : déroulé des éliminatoires corrects, maintien de la tête du groupe en vue du Mondial. Pour beaucoup, ce sont ces performances qui le sauvent pour l’instant mais à quel prix ?
Le jeu et le cœur manquent à l’appel
Le gros reproche adressé au sélectionneur concerne le style de jeu : jugé lent, parfois sans créativité, souvent conservateur. Les supporters reprochent à Petković de trop s’appuyer sur des anciennes gloires ou des joueurs en perte de vitesse Riyad Mahrez, Saïd Benrahma, Aouar, Zerrouki sont souvent cités au détriment de jeunes talents émergeants comme Boulbina, Titraoui, Kadri ou Maza. La volonté de renouveau annoncée semble stagner, coincée entre la nostalgie et le statu quo.
Un onze type qui tarde à émerger
Un an et demi après sa prise de fonction, Petković n’a pas réussi à imposer une base stable ni une cohérence tactique marquée. Les remaniements fréquents dans le XI de départ alimentent l’impression d’improvisation, d’absence de ligne directrice claire. Cette instabilité inquiète, d’autant plus que la CAN se profile et que les échéances internationales exigent certitude et ossature.
Réactions et enjeux à court terme
Les critiques ne viennent plus seulement des supporters : commentateurs, anciens joueurs, journalistes insistent sur la nécessité de changement. Le gardien de la sélection, le staff, voire la présidence de la FAF font l’objet de questionnements.
Le prochain rassemblement, en octobre, est perçu comme crucial. Une mauvaise performance face à la Somalie ou à l’Ouganda pourrait sceller le sort de certaines expérimentations ou même de la confiance accordée à Petković. Le risque est que l’Algérie se retrouve déjà en mode conservateur, jouant la qualification les doigts dans le nez, sans avoir vraiment redéfini son identité.